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Medecine Traditionnelle chinoise à blanquefort-33
La médecine chinoise, qu'est ce que c'est

 

Vieille de quelques milliers d'années, la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un « système », c'est-à-dire un ensemble de théories (explications) et de pratiques (techniques) concernant l'humain et sa santé. Sa relative complexité, pour les Occidentaux, tient surtout aux faits suivants :

- Elle possède sa propre base philosophique et symbolique.
- Elle voit le corps, le coeur et l'esprit comme un tout.
- Elle s'est élaborée non pas en disséquant des morts, mais en observant des vivants. Par conséquent, rien n'est vu comme statique.
- Elle considère les phénomènes non pas en soi, mais à partir des relations entre eux. Par conséquent, la santé d'un organe ou d'une personne dépend de multiples facteurs tous reliés entre eux.
- Elle utilise plusieurs termes usuels dans un sens différent de ce qu'on entend habituellement en Occident.Pour assurer le bien-être chez les humains, la Médecine traditionnelle chinoise a recours à 5 pratiques principales :

L'acupuncture

L'acupuncture permet de traiter, souvent en complémentarité avec d’autres pratiques, une variété de « déséquilibres » liés, entre autres, aux systèmes musculosquelettique (arthrite, tendinite, bursite), respiratoire (bronchite, asthme), gastro-intestinal (calculs, diarrhée), nerveux (dépression, stress), etc. Elle contribue aussi à soulager divers maux courants (mal de tête, rhume, nausées), mais elle ne saurait guérir certaines maladies graves ni pallier des déficiences génétiques.

 

pharmacopée chinoiseExpérimentée depuis plus de 3 000 ans, la pharmacopée chinoise recèle quelques milliers de substances, dont environ 300 sont d'usage courant. Une grande partie des connaissances qui sont propres à cette pharmacopée découle d'une pratique traditionnelle populaire, les médecins chinois ont accumulé un volumineux corpus de données au fil du temps. Aujourd'hui, la pharmacologie et la recherche continuent d'approfondir cette science, tandis que les praticiens contemporains élaborent de nouveaux traitements, de mieux en mieux adaptés aux maux de notre époque. La pharmacopée chinoise est donc une approche vivante.

 

diétique chinoise

Selon les théories de la diététique chinoise, tous les aliments possèdent des propriétés entraînant une action sur le corps et susceptibles d'agir sur la maladie. Ces théories reposent d'abord sur les grands principes de la Médecine traditionnelle chinoise, comme le Qi, le Yin et le Yang, etc.
La diététique chinoise est d'abord conçue pour entretenir la santé, à partir des principes de base de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC).

 

photo-massageLe massage Tui Na diffère des techniques de massage occidentales, surtout à cause du concept énergétique sur lequel il repose, mais également en raison de la multiplicité des types de manipulations. En effet, le praticien utilise une grande diversité de techniques variant selon les zones à traiter, le genre de déséquilibre, l’âge et la constitution de l’individu. Plus de 300 manipulations différentes, rigoureusement classées selon leur forme, leur force et leur fonction sont exécutées généralement avec les membres supérieurs (doigts, paume, main, poignet, avant-bras ou coude), mais il arrive d'utiliser les genoux, les pieds. Le Tui Na se classerait dans la catégorie des massages dynamiques.

Tai Chi etQi Gong le Tai Ji Quan ou le Qi Gong (se prononce tchi koung). Ensemble, ces 2 approches sont considérées comme étant de l'« entraînement énergétique », selon les principes de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC).
le Qi Gong est une pratique qui consiste à entraîner le Qi, c'est-à-dire le mobiliser, le renforcer, l'accroître, l'épurer, l'équilibrer et le faire circuler harmonieusement dans le corps et l'esprit. Le tai-chi est aujourd’hui considéré comme une « gymnastique énergétique globale ». Notons que le Qi Gong se distingue du tai-chi par ses mouvements plus courts et isolés qui peuvent parfois être exécutés en position couchée, tandis que le tai-chi est essentiellement pratiqué en posture verticale.

 

Si la Médecine traditionnelle chinoise a comme premier objectif d'entretenir la santé et de prévenir les maladies, elle permet aussi de soigner la plupart des problèmes de santé (ponctuels ou chroniques), dont les troubles cutanés, musculosquelettiques, neurologiques, digestifs, respiratoires, génitaux, hormonaux, de même que certaines infections et certains problèmes émotifs.

Cette pratique ne remplace en aucun cas des soins allopathiques.

Cabinet de Medecine Traditionnelle Chinoise à Blanquefort (33) 

 
le massageTUI NA

Le massage Tui Na, qu’est-ce que c’est?

Fotolia_941127_XSLe massage Tui Na est, avec l'acupuncture, la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise et les exercices énergétiques (Qi Gong et tai-chi), l’une des 5 branches de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC). Il est donc fondé sur la vision à la fois « énergétique » et très pratique qui est propre à la MTC et qui est présentée dans la fiche Médecine traditionnelle chinoise.

Tui signifie « pousser » et Na, « saisir ». Ce sont les 2 types de manipulations les plus couramment utilisées dans le massage thérapeutique chinois. Il arrive parfois que le terme Anmo, signifiant « appuyer » (an) et « frotter » (mo), soit relié au mot Tui Na, car ces 2 mouvements sont également à l’origine de l’approche.

Le massage Tui Na diffère des techniques de massage occidentales, surtout à cause du concept énergétique sur lequel il repose (harmonisation du Qi), mais également en raison de la multiplicité des types de manipulations. En effet, le praticien utilise une grande diversité de techniques variant selon les zones à traiter, le genre de déséquilibre, l’âge et la constitution de l’individu. Le thérapeute compte donc sur plus de 300 manipulations différentes, rigoureusement classées selon leur forme, leur force et leur fonction. Il les exécute généralement avec ses membres supérieurs (doigts, paume, main, poignet, avant-bras ou coude), mais il arrive qu’il utilise ses genoux, ses pieds, voire son crâne. Selon nos critères occidentaux, le Tui Na se classerait dans la catégorie des massages plutôt dynamiques.

Le massage Tui Na se compose de plusieurs techniques particulières. Voici les principales.

  • L’enroulement pour traiter les tissus mous et les lésions articulaires et musculaires.
  • La digipuncture (ou acupression) qui procède par stimulation des points d’acupuncture pour traiter les maladies internes.
  • La méthode Nei Gung prônant la pratique d’exercices énergétiques et de techniques de massage visant à revitaliser l’organisme.
  • Les manipulations s’appliquant au système musculosquelettique pour traiter les troubles articulaires et les douleurs nerveuses.

Détente, mais surtout thérapie

Le Tui Na, en tant que modalité thérapeutique, est normalement prescrit à la suite de l’établissement d’un bilan énergétique par un docteur en médecine chinoise. Le Tui Na agit sur les différentes parties et fonctions du corps, même internes. Il élimine les blocages et stimule les capacités d’autoguérison de l’organisme. Il favorise la circulation sanguine et énergétique et contribue à diminuer la douleur. Souvent employé en combinaison avec d’autres thérapies de la MTC, le massage chinois est utilisé pour soulager un grand nombre de maux courants (rhume, migraine, constipation, nervosité) et d’affections liées au système musculosquelettique (tendinite, bursite, douleurs articulaires).

On peut aussi y avoir recours simplement comme massage de détente ou pour une « harmonisation énergétique ». Une séance typique se déroule sur une table de massage ou un matelas posé au sol, sur une personne habillée de vêtements confortables.

Une vieille histoire

Le Tui Na fait partie de la culture chinoise depuis des millénaires. Des inscriptions trouvées sur des os et des carapaces de tortues révèlent qu’on l’utilisait pour soigner les enfants et les troubles digestifs des adultes. Il fut interdit durant la révolution communiste, de 1911 à 1949. Un grand nombre d’écrits ont alors disparu et ce sont les couches populaires qui ont maintenu la pratique. En 1949, lors de l’avènement de la République populaire de Chine, le Tui Na a été réintégré avec les autres disciplines de la Médecine traditionnelle chinoise. En 1950, le premier programme de formation en Tui Na fut mis sur pied; il durait 2 ans. Depuis 1974, l’enseignement dure 5 ans.

En Occident, le Tui Na est probablement la branche la moins connue de la Médecine traditionnelle chinoise. Au Québec, Bernard Côté, un grand spécialiste de la médecine chinoise décédé en 2001, a enseigné le Tui Na à partir des années 1980.

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La diététique chinoise

La diététique chinoise, qu’est-ce que c’est?

acudessinLa cuisine chinoise est célèbre pour ses mets aux 1 000 saveurs et ses banquets aux innombrables plats raffinés... Il n'y a pas de doute, la Chine a bel et bien développé une connaissance approfondie de l'alimentation. Mais il ne s'agit pas que de gastronomie : la diététique chinoise est d'abord conçue pour entretenir la santé, à partir des principes de base de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC). « La médecine et les aliments proviennent de la même source », dit un proverbe chinois. Cette diététique est d'ailleurs l’une des 5 pratiques de la MTC, les 4 autres étant l'acupuncture, la pharmacopée chinoise, le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et tai-chi). Elle sert donc à soigner, bien que d'une façon moins puissante que la pharmacopée ou l'acupuncture, par exemple.

Selon les théories de la diététique chinoise, tous les aliments possèdent des propriétés entraînant une action sur le corps et susceptibles d'agir sur la maladie. Ces théories reposent d'abord sur les grands principes de la Médecine traditionnelle chinoise, comme le Qi, le Yin et le Yang, etc. (Pour une présentation de ces principes, voir la fiche générale Médecine traditionnelle chinoise.)

Les qualités particulières et subtiles des aliments

En Occident, les individus sont considérés comme ayant des besoins à peu près comparables et les aliments sont analysés en fonction de leur teneur en éléments nutritifs : vitamines, gras, protéines, etc. La diététique chinoise considère plutôt que chaque personne représente un « terrain » distinctif et qu’elle ne sera pas sensible aux mêmes aliments. De plus, les aliments sont surtout classifiés en fonction de critères qualitatifs plutôt que chimiques ou biologiques. Ces critères n'en sont pas moins codifiés de façon précise. Voici les principaux.

- La vitalité de l’aliment. Elle dépend de sa fraîcheur, du mode de culture ou d'élevage, du type de cuisson et de son intégrité (transformation minimale par raffinage, broyage, irradiation, etc.). Plus la vitalité d'un aliment est forte, plus il est bénéfique.

- La nature de l’aliment. Elle correspond, entre autres, à l'effet thermique et physiologique qu'il produit dans le corps, indépendamment de sa température au moment de l'absorption. Cette caractéristique se présente selon un continuum : froid, frais, neutre, tiède, chaud.

On peut dire que les aliments de type tiède ou chaud ont pour effet d'augmenter l'activité métabolique et de fortifier l'énergie Yang. Les aliments de type frais ou froid ont la propriété de « refroidir la Chaleur », de ralentir les réactions de l'organisme et de soutenir l'énergie Yin.

Bien qu'ils possèdent d'autres propriétés, les aliments de type neutre n'ont pas d'effet thermique et devraient composer une partie importante du repas, puisqu'ils nourrissent et renforcent l'organisme sans le déstabiliser. Voici quelques exemples d'aliments en fonction de leur nature. (À noter que la classification peut légèrement varier selon les auteurs.)

Froid : asperge, céleri, tomate, banane, crabe.
Frais
: aubergine, blé, mangue, blanc d'oeuf, huître.
Neutre
: arachide, chou, ananas, beurre, boudin.
Tiède
: citrouille, oignon, riz, poulet.
Chaud
: alcools forts, gingembre sec, piments.

Toutes les natures doivent habituellement être présentes dans un repas, mais généralement dans des proportions qui diffèrent en fonction de la constitution de chacun.

- La saveur de l’aliment. Chaque saveur (piquante, douce, amère, acide, salée) engendre une activité spécifique dans l'organisme. Chacune permet également de nourrir un des Organes et, à travers celui-ci, tout le système qui en dépend.

L'harmonie des saveurs est fondamentale à l'équilibre, car manquer d'une saveur induit la malnutrition de toute une catégorie de fonctions. En contrepartie, l'excès d'une saveur se retourne contre l'énergie de l'Organe auquel elle est associée. On peut dire, par exemple, que l'alimentation occidentale souffre d'un excès de saveur douce à cause de la surabondance d'aliments sucrés (le sucré est de la saveur douce très concentrée). Voici quelques exemples d'aliments en fonction de leur saveur.

Piquant : oignon, radis, huile de soya, coriandre.
Doux
: boeuf, caille, carotte, tofu, réglisse.
Amer
: foie de porc, laitue, rhubarbe, vinaigre.
Acide
: fromage, tomate, cerise, raisin.
Salé
: canard, crabe, sauce soya, algues.

- La « forme » de l’aliment. Elle désigne 3 caractéristiques : sa couleur (vert, rouge, jaune, blanc, noir), sa consistance (dur, fibreux, charnu, croquant, mou) et son degré d'hydratation (humidifiant ou asséchant).

L'harmonie des couleurs d'un repas joue surtout sur le plaisir des yeux, qui est important pour une bonne digestion. La consistance des aliments va conditionner la façon de mastiquer, de déglutir et d'assimiler leur énergie. Un équilibre entre différentes consistances est donc souhaitable. Quant au degré d'hydratation, disons que les aliments hydratants sont indispensables pour renouveler les liquides organiques, mais ne doivent pas être pris en excès, au risque de provoquer des troubles de l'Humidité et des mucosités.

Quelques autres principes

Outre les propriétés des aliments eux-mêmes ainsi que la constitution et la condition du mangeur (s’il a une grippe, par exemple), les Chinois considèrent que d’autres facteurs influencent l'effet d'un aliment ou d'un repas.

  • La provenance de l'aliment : les végétaux ayant poussé à proximité sont plus appropriés à notre constitution que ceux venus d'une autre région du monde.
  • Le mode de préparation : de façon générale, les aliments cuits sont préférables aux aliments crus.
  • Le contexte : climat, saison, heure du repas.
  • Le cadre : ambiance du repas.

En résumé, la diététique chinoise comprend un ensemble de règles d'hygiène alimentaire dont la théorie et la pratique sont basées sur des observations établies au cours des millénaires. Son objectif est très pratique. Il consiste à contribuer à la santé en fonction de la constitution de chacun à l'aide des produits de la nature.

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La pharmacopée chinoise

La pharmacopée chinoise, qu’est-ce que c’est?

pharmacopee
En Chine, les plantes médicinales constituent un « trésor national » et sont très largement utilisées, de manière tant préventive que curative. Rappelons que la pharmacopée n'est qu'une des 5 pratiques de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) pour entretenir ou restaurer la santé - les 4 autres étant l'acupuncture, la diététique chinoise, le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi). Dans son pays d'origine, la pharmacopée chinoise est la première approche privilégiée; on la considère comme plus puissante que l'acupuncture. (Pour les principes de base de l’ensemble de la pratique, voir la fiche générale Médecine traditionnelle chinoise.)

Expérimentée depuis plus de 3 000 ans, la pharmacopée chinoise recèle quelques milliers de substances, dont environ 300 sont d'usage courant. Même si une grande partie des connaissances qui sont propres à cette pharmacopée découle d'une pratique traditionnelle populaire – avec des variations d'une région à l'autre -, les médecins chinois ont accumulé un volumineux corpus de données au fil du temps. Aujourd'hui, la pharmacologie et la recherche continuent d'approfondir cette science, tandis que les praticiens contemporains élaborent de nouveaux traitements, de mieux en mieux adaptés aux maux de notre époque. La pharmacopée chinoise est donc une approche vivante.

Herbes, plantes, préparations...

1811127_sCertaines des plantes utilisées couramment en Médecine traditionnelle chinoise nous sont familières, la réglisse ou la verveine, par exemple. Plusieurs sont toutefois peu ou pas connues ici et ne jouissent même pas d'un nom français (tout comme de nombreuses plantes médicinales occidentales sont inconnues en Chine). Par conséquent, cette pharmacopée constitue encore un territoire inexploré pour les scientifiques occidentaux et on ne connaît pas les ingrédients actifs de la plupart d’entre elles. 

Mentionnons que la pharmacologie occidentale mise généralement sur un ingrédient actif pour régler un problème. L'herboristerie traditionnelle, quant à elle, mise sur l'effet conjugué des diverses composantes de la plante. De plus, en herboristerie chinoise, la norme est d’utiliser plusieurs plantes en même temps, ce qui constitue une « préparation ». On profite ainsi de la synergie de plusieurs ingrédients ayant des propriétés similaires et cela minimise les effets secondaires que pourrait causer la prise d’une seule plante en grande quantité.

Bien que certaines plantes ou préparations puissent être achetées dans le commerce et consommées en automédication, dans la majorité des cas, elles sont prescrites par des acupuncteurs ou praticiens en médecine chinoise. Comme pour l'herboristerie occidentale, les parties utilisées sont les feuilles, les fleurs, l'écorce, les racines et les graines.

Un choix basé sur plusieurs considérations

Selon la Médecine traditionnelle chinoise, le potentiel thérapeutique d'une plante dépend de l'ensemble de ses caractéristiques :

  • sa couleur;
  • sa nature : chaude, froide, neutre;
  • sa saveur : sure, amère, douce, épicée, salée;
  • sa configuration : forme, texture, teneur en humidité;
  • ses propriétés : disperser, consolider, purger et tonifier. 

En ce qui a trait aux propriétés, prenons l'exemple d'un type d'arthrite qui est aggravée par l'humidité ou la pluie : dans la perspective chinoise, cela est attribuable à de l'Humidité et du Froid dans les méridiens. Or la plante Hai Tong Pi, qui pousse en bordure de mer, possède, selon la logique chinoise (et l'expérience d'années de pratique), la propriété de disperser l'Humidité et le Froid. Mentionnons aussi que la propriété de tonification est fondamentale dans cette approche et sert de base à toute entreprise thérapeutique. Ici, « tonifier » veut dire accroître la compétence, l'adaptabilité et la résistance de l'organisme aux facteurs adverses.

Autre élément fondamental, les herbes sont choisies spécifiquement en fonction de la personne à traiter. Le « bon » médicament convient à telle personne comme la bonne clé ouvre telle serrure. Pour prescrire une plante ou une préparation, le praticien doit comprendre non seulement les causes sous-jacentes des symptômes, mais la dynamique propre de son patient – ce qu'on appelle le « terrain ».

Puisqu’en Occident on utilise souvent la pharmacopée chinoise en complément des traitements habituels, le praticien ou herboriste en MTC doit être formé avec rigueur et connaître les interactions entre plantes et médicaments, quand il y en a.

Ces plantes sont-elles sécuritaires?

Il y a 2 aspects dont il faut tenir compte pour l'innocuité d'une médication à base de plantes : la pertinence de la médication et la qualité des plantes comme telles. Sauf quelques exceptions (dont certains produits pour des maux bénins et courants), les plantes et préparations chinoises ne sont pas indiquées pour l'automédication ou pour des ordonnances d'amateur. Elles doivent être prescrites et dispensées par un docteur en médecine chinoise, un acupuncteur ou un herboriste qualifié.

Cela dit, il n'existe pas, semble-t-il, de médecine efficace qui soit totalement sans risque. Les plantes médicinales chinoises, comme la plupart des substances actives, peuvent provoquer des effets secondaires. Heureusement, la très longue tradition orientale fait que ces effets sont connus avec précision. Dans une grande majorité de cas, ils sont d'ordre digestif (ballonnement, perte d’appétit, nausée). De façon générale, la pratique chinoise privilégie d'abord des plantes non toxiques qui servent à soutenir le système d'autoguérison tandis qu'elle réserve les plantes possédant des propriétés toxiques à des cas graves. Selon le docteur en médecine chinoise Philippe Sionneau, un des chercheurs et enseignants occidentaux les plus respectés en MTC, « le risque avec la pharmacopée chinoise réside davantage dans la prescription de substances inadaptées au patient plutôt que dans les plantes elles-mêmes ». Il ajoute que la phytothérapie chinoise est très efficace et très sécuritaire à condition de bien la connaître et de la pratiquer professionnellement.

Quant à la qualité des herbes importées, la réglementation chinoise pour la culture des plantes destinées à l'exportation aurait été considérablement renforcée ces dernières années. De plus, de nombreuses entreprises d’importation imposent maintenant leurs normes. Et les praticiens compétents savent, en principe, où s'approvisionner, c'est-à-dire auprès de fournisseurs qui respectent les standards et qui peuvent garantir que leurs produits ne sont ni contaminés ni adultérés.

En ce qui concerne les produits médicamenteux préparés (comprimés, ampoules, etc.), par contre, une plus grande prudence s'impose. Lors de tests effectués par la Food and Drug Administration des États-Unis, certains de ces produits contenaient des substances qui n'étaient pas indiquées dans la liste des ingrédients. Cela a déjà causé de graves accidents de santé.

Une petite note amère...

Dans un grand nombre de cas, les herbes chinoises doivent être prises en décoction, ce qui requiert un certain temps de préparation qui rend parfois les patients... impatients. De plus, ces « tisanes » ou « soupes » sont souvent si mauvaises au goût, et même carrément pénibles à boire (du moins pour les herbes les plus fortes), que certaines personnes y renoncent. Les nez et palais occidentaux sont peut-être devenus trop difficiles pour leur propre santé...

Conseils et soins par la pharmacopée traditionnelle chinoise à Blanquefort (33290)pres de Bordeaux

 
L'acupuncture

L'ACUPUNCTURE

L'acupuncture est l'une des cinq branches de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC), avec la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise (herbes médicinales), le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi). L’acupuncture se base sur une approche énergétique et holistique. Selon la pensée médicale orientale, elle agit sur le Qi (prononcer tchi) qui circule dans le corps par la voie des méridiens. Des aiguilles insérées à la surface de la peau stimulent des points d’acupuncture précis afin de régulariser le Qi ainsi que des fonctions physiologiques, organiques et psychiques ciblées. En termes occidentaux, on pourrait dire que cela permet de renforcer les processus d’autorégulation et de guérison qui se mettent normalement en branle lorsque l’organisme subit une agression (causée par un virus, un stress, une blessure, etc.). Il existe une cartographie détaillée des points d’acupuncture et des méridiens ainsi que de leurs rôles pour rétablir la santé et l’équilibre du patient.

Selon la MTC, l’acupuncture permet de traiter, souvent en complémentarité avec d’autres pratiques, une variété de « déséquilibres » liés, entre autres, aux systèmes musculosquelettique (arthrite, tendinite, bursite), respiratoire (bronchite, asthme), gastro-intestinal (calculs, diarrhée), nerveux (dépression, stress), etc. Elle contribue aussi à soulager divers maux courants (mal de tête, rhume, nausées), mais elle ne saurait guérir certaines maladies graves ni pallier des déficiences génétiques.

L’acupuncture pourrait également jouer un rôle important dans la prévention des maladies. En maximisant l’activité fonctionnelle des Viscères ainsi que la circulation des Substances, elle permettrait d’équilibrer l’ensemble des systèmes de l’organisme. Cela ferait en sorte d’empêcher la maladie de trouver un terrain propice pour s’implanter.

Si vous n’êtes pas familier avec les concepts énergétiques chinois, consultez notre fiche sur la Médecine traditionnelle chinoise qui vous donnera un bon aperçu des principes fondamentaux sur lesquels se basent l’acupuncture et la MTC.

La première consultation

À la première visite chez l'acupuncteur, ne vous attendez pas à le voir apparaître aiguilles en mains avec un petit sourire en coin... L’acupuncture est une discipline hautement élaborée et méthodique, basée sur des milliers d’années de pratique. En premier lieu, le thérapeute évalue l’état de santé de la personne et détecte ses déséquilibres énergétiques. Pour ce faire, il utilise l’observation, les palpations et des questionnaires détaillés. Il se peut qu’il vous interroge même sur les climats ou les saveurs que vous préférez - des indices supplémentaires pour corroborer son évaluation. Il prend note de vos antécédents médicaux et de vos caractéristiques (taille, poids, teint, rythme de la respiration, son de la voix, mouvements, état émotif, etc.). Il examine le pouls et la langue, écoute les bruits de l’estomac, relève les odeurs corporelles et ausculte les endroits douloureux associés aux méridiens.

Du picotement à la relaxation profonde

 acupunctureEn général, l'effet d’un traitement d’acupuncture est relaxant. Même si les aiguilles sont, à première vue, peu invitantes, elles font rarement mal. Elles sont à peine 3 fois plus grosses qu’un cheveu et ont été conçues pour s’insérer dans la peau sans résistance. Habituellement, l’acupuncteur utilise de 1 à 15 aiguilles, qu’il laisse sur différents points pendant 15 à 40 minutes, selon le problème à traiter. On compare la sensation causée par l’aiguille à une piqûre de moustique. Mais il arrive qu'elle soit plus prononcée, allant du picotement léger à l’engourdissement, voire à une décharge électrique. Généralement, ces sensations ne durent toutefois que le temps de l’insertion de l’aiguille. D’ailleurs, certaines personnes s’endorment durant la séance !

Il n’y a pas que les aiguilles

Pour accroître les effets du traitement, les acupuncteurs peuvent recourir à des procédés complémentaires. Ils peuvent, par exemple, imprimer des mouvements de rotation aux aiguilles pour amplifier la stimulation.

moxa suraiguillesLa moxibustion consiste à appliquer, sur les aiguilles ou au-dessus des points d’acupuncture, de la chaleur dégagée par la combustion d’un cône ou d’un bâtonnet de moxa (d’armoise), une herbe séchée.

moxa

armoise séchée

ventousesLes Ba Guan Zi sont des ventouses que l’on fixe sur un point ou que l’on fait glisser le long d'un méridien. ventouses sur vessie
Le Pi Fu Zhen, nommé aussi fleur de prunier, ressemble à un petit marteau doté d’aiguilles avec lequel on frappe légèrement la surface de la peau.
L'électrostimulation permet d’appliquer un léger courant électrique aux aiguilles. Elle est souvent utilisée pour combattre la douleur. Mais on y a également recours quand on veut obtenir une stimulation plus forte que celle obtenue par la simple manipulation des aiguilles.

Il existe différentes écoles de pensée en acupuncture. Les Coréens, par exemple, insèrent les aiguilles uniquement aux mains et aux pieds, tandis que d’autres acupuncteurs les implantent seulement dans les oreilles, particulièrement lorsqu’il s’agit de traiter des troubles de dépendance. Au Japon, l’approche traditionnelle consiste à stimuler les points énergétiques davantage par le toucher (acupression) qu’avec les aiguilles. La pratique est en constante évolution et de nouveaux styles émergent régulièrement.

L'auriculothérapie

Cette pratique consiste à implanter de fines aiguilles d'acupuncture sur des points particuliers de l'oreille qui est représentée ici comme un foetus inversé. Cette technique est fondée sur la stimulation des points reflexes et sa pratique a été reconnu par l'Organisation Mondiale de la Santé comme médecine traditionnelle.

L'auriculothérapie est très complémentaire de l'acupuncture et permet d'accompagner un soin traditionnelle voire même de  poursuivre ses effets pendant plusieurs jours par la stimulation permanente de points précis.